Ou du moins, plus comme je l’avais décidé.
Qu’a-t-il à me dire ?
Ai-je envie de l’entendre ?
Peut-être pas, car ma raison me crie que c’est bon, là maintenant « il faut y aller » !
Pourtant, non, ça n’y va pas.
Comme une chaîne de vélo qui a déraillé et qu’on n’arrive pas à débloquer, ça ne veut pas.
Ça ne veut plus.
Alors qu’un bout de chemin semblait bien s’amorcer, le corps dit non.
Et je ne peux pas y croire.
Je ne peux pas croire qu’encore une fois, je sois comme en stand-by.
En arrêt. En attente de savoir comment continuer.
Comment construire, comment vivre.
Si je regarde en arrière, cet état je l’ai vécu et revécu.
C’est même lui qui a fait naître mes Bulles d’air.
Mais alors, tout ce chemin est-il vain ?
Aujourd’hui encore, mon réflexe est de « lutter contre ».
Je lutte contre ce corps qui souffre et au lieu de le soutenir toute entière, des parts de moi lui en veulent d’aller si mal.
Lui en veulent de me couper dans mes élans !
Mes élans ne seraient-ils pas les bons ? Où le moment n’est-il pas le bon ?
Peut-être il y a-t-il autre chose à mettre en priorité ? Avant de foncer avec ma tête dans ce qui m’apparaît valable, nécessaire voir urgent ?
Mais au fond, qu’ai-je besoin ?
Cette lutte entre ma tête et mon corps est actuellement mon plus gros défi.
L’équilibre. Ce qui est possible pour ce corps. Ce corps qui de ses années burn-out et autres maux, garde imprimé des limites que ma raison juge insuffisantes mais qui aujourd’hui encore, sont ma réalité.
Alors, de quoi ai-je envie ?
Je crois que ces messages du corps sont un apprentissage que l’on n’a souvent pas fait, jusqu’au moment où ses appels se font plus pressants voir plus violents.
Alors, si nous n’attendions pas la détresse de la souffrance physique pour s’écouter et se prendre par la main ?
Au plaisir de partager avec vous mes réflexions, de celles qui pourraient vous servir aussi.
Carine